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Municipales à Châtillon : Carole Guillerm suppléante va remplacer Jean Didier Berger à l’assemblée et ne pourra donc pas devenir maire

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Candidate déclarée à l’élection municipale de Châtillon, prévue les 15 et 22 mars 2026, Carole Guillerm voit son agenda politique brusquement bouleversé par l’actualité nationale. En effet, à la suite de la nomination de Jean-Didier Berger au gouvernement, elle est appelée à lui succéder comme députée de la 12ᵉ circonscription des Hauts-de-Seine dans un mois.

Une promotion politique pour celle qui espérait depuis longtemps devenir députée, mais qui pourrait toutefois compromettre ses ambitions municipales.

Le casse-tête du cumul des mandats

En France, la législation encadrant le cumul des mandats est stricte. Depuis la loi de 2014 mise en place par la gauche, un parlementaire ne peut pas exercer simultanément une fonction exécutive locale, comme celle de maire. Carole Guillerm, en devenant députée, ne pourra donc pas être maire de Châtillon.

La situation se complique encore davantage du fait qu’elle est également déjà conseillère régionale. Si le mandat de conseiller municipal simple reste compatible avec celui de député, l’exercice d’un mandat exécutif local, comme celui de maire, lui serait interdit. En cas d’élection au Conseil municipal, même dans l’opposition, elle devrait donc renoncer soit à l’Hôtel de Ville, soit à son mandat régional (rémunéré à hauteur d’environ 2000€ par mois).

Une dynamique électorale défavorable

Cette nouvelle, au premier abord positive pour elle, vient en réalité complexifier encore davantage une candidature municipale qui patine, en raison d’un lancement très tardif, d’une absence notable sur le terrain depuis six ans et de nombreuses polémiques ayant entaché sa campagne.

Au-delà des contraintes juridiques, les perspectives électorales apparaissent elles aussi incertaines. Lors des élections municipales de 2020 à Châtillon, Carole Guillerm était arrivée en quatrième position, un résultat qui laissait déjà peu d’espoir d’accéder à la mairie sans recomposition majeure du paysage politique local.

Autre élément notable : alors qu’elle avait bénéficié en 2020 du soutien de Renaissance, le parti présidentiel ne souhaiterait plus lui apporter son investiture pour ce scrutin municipal. Une absence de soutien officiel qui affaiblit encore sa position dans une campagne déjà complexe.

Des polémiques qui fragilisent la campagne

À cette nouvelle donne institutionnelle s’ajoutent des difficultés politiques apparues dès le lancement de sa campagne, il y a un mois. La candidate a en effet été confrontée à plusieurs polémiques concernant l’usage du logo du parti Les Républicains ainsi que la mention du nom d’anciens alliés, dont Patrice Hauchard, sans autorisation selon ses détracteurs.

Ces controverses ont nourri les critiques de ses opposants, qui dénoncent un flou sur ses soutiens réels et sur son positionnement politique. Carole Guillerm continuerait par ailleurs d’utiliser le logo des Républicains sans investiture officielle, une stratégie qui pourrait devenir plus difficile à défendre dans le contexte actuel.

En effet, la nomination de Jean-Didier Berger au gouvernement place indirectement la candidate dans une situation délicate : le parti Les Républicains ne soutenant pas le gouvernement, son accession au mandat de députée dans ce cadre pourrait accentuer les tensions et rendre politiquement plus sensible l’usage des symboles du parti.

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