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Municipales à Châtillon : Carole Guillerm encore candidate… mais plus vraiment au poste de maire

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A moins de 2 semaines de l’élection municipale et alors que 3 listes de droite et du centre ont été officiellement déposées face à la grande favorite, la maire sortante Nadège Azzaz, une question s’impose désormais dans le débat politique local : Carole Guillerm arrivée à la 4ème place en 2020 est-elle encore réellement candidate à la fonction de maire de Châtillon ?

Si la candidate a bien déposé une liste, plusieurs éléments récents laissent penser que son avenir politique pourrait désormais s’écrire ailleurs.

Une incompatibilité juridique claire

Comme rappelé précédemment, la future entrée de Carole Guillerm à l’Assemblée nationale, consécutive à la nomination de Jean-Didier Berger au gouvernement, doit la conduire à devenir députée dans les prochaines semaines.

Or, depuis la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats, un parlementaire ne peut pas exercer une fonction exécutive locale. Concrètement, un député ne peut pas être maire.

Dans ces conditions, même en cas de victoire municipale, hypothèse peu probable au regard de son implantation et de l’équilibre électoral local, Carole Guillerm ne pourrait légalement exercer la fonction de maire.

L’hypothèse d’une élection partielle apparaît par ailleurs très improbable au regard du risque pour le député Jean-Didier Berger de perdre sa circonscription en cas d’léection partielle si Carole Guillerm refusait de devenir député à l’issue du délai d’un mois.

Une déclaration qui interroge

Dans une récente interview accordée au Parisien, Carole Guillerm déclarait :

« Je ferai un choix après les élections municipales, quand je serai maire de Châtillon. »

Une formulation qui interroge plusieurs observateurs politiques locaux. Si la candidate envisageait réellement de privilégier un mandat municipal, elle aurait certainement affirmer clairement qu’elle choisirait Châtillon plutôt que l’Assemblée nationale.

Cette nuance alimente l’idée que le choix du mandat parlementaire serait déjà privilégié, même s’il n’a pas été explicitement annoncé.

Une campagne municipale fragilisée

Cette situation intervient dans un contexte déjà délicat pour la candidate, marqué par une entrée tardive en campagne et plusieurs polémiques politiques depuis l’annonce de sa candidature.

Des interrogations jusque dans son entourage politique

Selon plusieurs soutiens et colistiers, la question d’un cumul pour quelques mois aurait déjà été anticipée en interne. Certains colistiers de Carole Giuillerm ayant évoqué la possibilité de recours “artificiel” juridiques contre l’élection municipale destinés à prolonger temporairement la situation en cas d’élection municipale (il s’agit d’une manœuvre bien connue, en effet cela permet de cumuler 2 postes temporairement le temps que le recours soit étudié par la justice), une hypothèse qui resterait toutefois strictement encadrée par la loi sur le non-cumul des mandats.

Une candidature désormais symbolique ?

Au final, la situation pose une question politique centrale pour les électeurs : peut-on briguer la mairie tout en sachant qu’un mandat national incompatible doit débuter quelques semaines plus tard ?

Un nouvel élément qui pourrait peser dans les derniers jours d’une campagne ou la droite divisée pourrait assister à la victoire dès le premier tour de la Maire sortante Nadège Azzaz.

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