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En Une Société & Politique

Qui était pour un lycée à Châtillon en 2020 ? Tout le monde !!

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Retour sur un consensus politique aujourd’hui oublié

La question de la création d’un lycée à Châtillon est au cœur du débat local depuis de nombreuses années. À l’approche des élections municipales de 2026, certains échanges sur les réseaux sociaux alimentent des polémiques, et il est utile de rappeler factuellement ce qui s’est réellement passé lors de la campagne de 2020.

Un sujet au centre de la campagne électorale

Le dossier du lycée a été l’un des enjeux majeurs de la vie politique locale bien avant 2020, notamment sous la pression des associations de parents d’élèves (FCPE, AAPE), qui ont multiplié les pétitions, tracts et actions publiques pour alerter sur la saturation des lycées voisins et la nécessité d’un établissement sur place.

Mais sur le plan municipal, ce n’est pas la commune seule qui décide de la construction d’un lycée : c’est la Région Île-de-France, compétente pour l’enseignement secondaire. Et pour qu’un projet puisse avancer, la commune doit d’abord proposer un terrain adapté, cédé librement à la Région.

Au premier tour de 2020, des positions divergentes

  • Nadège Azzaz s’est très tôt engagé pour un lycée et plus précisément à réserver un terrain pour proposer à la région IDF la construction d’un lycée à Châtillon.
  • Carole Guillerm quand à elle dans son programme indiquait vouloir « soutenir la création d’un lycée à Châtillon auprès de la région
  • La liste de Jean-Paul Boulet dont est issu aujourd’hui notamment Alain Gazo mais aussi William Thay n’évoquait pas la création d’un lycée au premier tour
  • La liste de Anne-Christine Bataille dont est issue aujourd’hui Susanna Estevao évoquait soit une extension soit une construction

Le consensus des listes au second tour de 2020

Lors de la campagne municipale de 2020, toutes les forces politiques arrivées au second tour des élections municipales ont affiché leur soutien à l’idée d’un lycée à Châtillon, même si les modalités pouvaient différer :

  • La liste Nadège Azzaz (J’aime Châtillon) a explicitement inscrit dans son programme la recherche et la réservation d’un terrain pour un lycée, reconnaissant que sans foncier disponible la Région ne peut étudier un projet.
  • La liste Rassemblés pour Châtillon, conduite par Jean-Paul Boulet lors du second tour et qui a rassemblé les listes d’Anne Christine Bataille et Carole Guillerm, avait aussi annoncé son intention d’agir auprès de la Région pour faire inscrire la construction d’un lycée à Châtillon dans le Plan Pluriannuel d’Investissement régional.

Autrement dit, le lycée n’était pas une promesse de campagne minoritaire ou limitée à une seule liste : au moment décisif de l’élection, il faisait partie du projet des deux listes qualifiées pour le second tour qui regroupaient les 4 listes du premier tour. Cette réalité factuelle est rarement rappelée dans les débats actuels.

Avant 2020 : un obstacle majeur

Jusqu’au scrutin de 2020, la principale raison du blocage du dossier était le manque de terrain réservé à Châtillon répondant aux critères de la Région (surface suffisante, accessibilité, cession gratuite). C’est cet élément qui expliquait que la commune ne figurait pas dans le Plan Pluriannuel d’Investissement 2017-2027 de la Région, malgré la saturation croissante des établissements voisins.

En 2017, la construction d’un lycée a été programmée à Bagneux parce que cette commune a proposé un terrain adapté et disponible gratuitement, alors que au contraire le Maire de Châtillon de l’époque Jean-Pierre Schoteck avait refusé de mettre un terrain à disposition.

Après 2020 : la première étape franchie

Depuis l’élection de Nadège Azzaz en 2020, la municipalité a effectué une avancée concrète en réservant un terrain dans la zone des Arues pouvant accueillir un lycée, ce qui constitue une précondition essentielle pour que la Région puisse engager une étude de faisabilité et, potentiellement, inscrire le projet dans ses programmations futures.

Cela ne garantit pas la construction d’un lycée à court terme, mais sans cette étape préalable, aucune décision régionale n’aurait été possible. C’est ce détail technique mais fondamental qui explique qu’un certain nombre d’acteurs locaux parlent aujourd’hui d’une avancée réelle, même si l’aboutissement dépend désormais des arbitrages régionaux et des moyens alloués.

Certes le choix fait par la municipalité de réserver ce terrain à un coût (c’est bien ce qui empêchait la municipalité d’avant 2020 de répondre positivement à la demande de la région) mais c’est pleinement assumé et réfléchi et anticipé :

  • les projets d’aménagement ont été imaginés de façon prudente et incluent ce coût jugé supportable puisque payé par les participations des promoteurs
  • nos petits, futurs lycéen le valent bien : on doit collectivement assumer le fait de permettre aux jeunes d’avoir ce lycée à terme

Ce que disent les faits

  • Oui, la totalité des forces politiques qualifiées au second tour de 2020 soutenaient l’objectif d’un lycée à Châtillon.
  • Non, ce soutien n’était pas limité à un seul camp politique.
  • Oui, avant 2020, l’absence de terrain disponible a constitué un frein réel à toute progression du dossier.
  • Oui, la réserve foncière engagée depuis 2020 constitue une avancée notable et incontestable, même si elle ne garantit pas encore la construction.

Au regard de ces éléments factuels, il apparaît que l’histoire du lycée à Châtillon ne peut être réduite à des accusations simplistes ou à des interprétations partisanes. La réalité, documentée et vérifiée, montre un consensus électoral en 2020 et des progrès administratifs tangibles depuis, même si le chemin reste long avant qu’un établissement voie effectivement le jour.

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