Jean-Pierre Schosteck répond à Châtillon Actu dans un entretien exclusif.

Entretien exclusif réalisé avec Jean-Pierre Schosteck le 23 mai 2018.

Comment allez-vous ? La période doit être particulièrement difficile ?

Ce sont les aléas de la vie politique. Il y a des gens qui se comportent de mon point de vue très mal et qui, à aucun moment ne sont venus me voir pour me parler clairement des choses.

Vous n’avez jamais été prévenu qu’il y avait un problème et qu’ils voulaient prendre leur indépendance vis-à-vis de la majorité ?

Non ça jamais, il y avait des bruits de couloir, une guéguerre larvée et des manœuvres mais à aucun moment Mme Bataille, que j’ai reçue à plusieurs reprises, ne m’a exprimé son souhait de quitter la majorité ou même ses interrogations.

Vous devez être particulièrement déçu de Mme Bataille ? C’est vous qui l’avez poussée pour qu’elle devienne Conseillère départementale ?

Absolument.  C’est moi l’ai créé, elle était simple conseillère municipale dans le mandat précédent, j’en ai fait une adjointe et je l’ai poussée au Conseil départemental. Une erreur de casting !

Vous aviez annoncé aux élus de la majorité votre souhait de ne pas vous représenter lors des prochaines élections ?

Je ne l’ai pas annoncé, mais oui je l’ai indiqué à plusieurs reprises très clairement. C’est tellement idiot tout ça. Mme Bataille était le successeur que j’avais désigné, je l’ai dit à tout le monde. Je considérai qu’après le règne d’un vieux monsieur, disons-le, une femme d’une cinquantaine d’année était une bonne idée. Elle aurait suivi et été loyale, elle aurait été élue dans un fauteuil même si aucune élection n’est gagnée d’avance évidemment. Elle avait un boulevard devant elle ! Pourquoi avoir casser cela ? Je ne sais pas, c’est incompréhensible. Ce que je regrette, c’est que c’est de la déloyauté, de la précipitation. Encore une fois, on pourrait comprendre si les choses étaient expliquées clairement. On est des grandes personnes, on peut se dire les choses !

Vous la considériez comme une amie ?

Bien sûr, toute ma liste a été constituée sur ce critère autour de l’amitié, de la sympathie en espérant bien sûr que les compétences suivent !

Aujourd’hui sur 39 élus, il ne vous reste plus que 21 élus dans la majorité.  Vous n’avez pas peur que d’autres élus vous quittent ? Vous pensez qu’il pourrait y avoir d’autres défections ?

Non je ne pense pas.  A mon avis, il y a peut-être même des gens dans les 10 qui pourraient revenir vers nous.

Mme Bataille a constitué un groupe avec 9 autres élus, elle aura donc dans le prochain magazine une tribune ?

C’est à discuter.  Je dois la rencontrer car il y a une question que je dois lui poser. Se considère t’elle dans la majorité ou dans l’opposition ? De sa réponse dépendra sa place dans les tribunes. Je crains de connaître sa réponse. Ce qui va être assez cocasse, c’est que si elle est dans l’opposition, la loi est claire : il y a une page pour l’opposition et les différents groupes doivent s’entendre pour se la répartir, de même que le local. Cela va être cocasse. La création de ce groupe risque de réduire la place des socialistes.

Vous ne souhaitez pas commenter une affaire judiciaire en cours mais dans une lettre publiée aujourd’hui, les élus de « Un avenir pour Châtillon » (le groupe de Mme Bataille) parlent à nouveau de perquisitions chez vous, chez votre directeur général des services et chez une collaboratrice, ainsi que dans de nombreux services municipaux (éducation, urbanisme, associations et entreprises en relations avec la ville. Vous les confirmez ces perquisitions ?

Non, il ne faut pas exagérer. Très précisément, il y a eu une perquisition chez moi, chez mon directeur général des services et chez une collaboratrice. Je suis navré pour eux car je ne vois pas ce qu’ils viennent faire là-dedans et moi non plus d’ailleurs, mais c’est une autre question. Ensuite les policiers sont venus en Mairie. Tout cela sur la base de dénonciations, même si on me reproche ce terme, l’une de Mme Gouriet dans la foulée de l’élection municipale et un autre « signalement » puisqu’il faut parler correctement parait-il, sur une autre affaire dont je ne sais rien. Car si Mme Bataille m’a dit qu’elle avait reçu un dossier, à aucun moment elle ne m’a montré ce dossier.

Vous n’avez jamais vu ce dossier dont parle certains élus ?

Non, je ne sais toujours pas de quoi il s’agit !

Vous n’avez jamais été auditionné par la police ni en garde à vue ni en tant que témoin assisté ?

Non jamais, peut-être que cela viendra, je n’en sais rien.

Dans sa lettre, Mme Bataille parle bien de nombreux services municipaux (éducation, urbanisme, associations et entreprises en relations avec la ville.

Ce sont des blagues pour ne pas dire mensonges. C’est elle et ses amis qui ont soulevé une difficulté pour l’association du 3ème âge mais il n’y a aucune difficulté. Encore une fois, tous ces organismes municipaux sont sous le contrôle du Préfet dans le cadre du contrôle de légalité et de la chambre régional des comptes. On monte des ragots mais cela n’existe pas. Ce qui existe, c’est le contrôle de légalité.

Mais le Préfet ou la Chambre régionale des comptes (CRC) ne sont pas au quotidien à surveiller le fonctionnement des associations, la comptabilité, la moindre facture… 

Mais si, toutes nos délibérations sont soumises au contrôle de la préfecture et de la CRC. S’il y a un problème, ils nous le disent. Il ne faut pas croire que tout se passe dans un bouillard général.

Mme Bataille parle d’une réunion où vous auriez divulgué aux élus de la majorité, quelques faits qui ont entraîné le malaise et prise de conscience chez certains élus.

Ça c’est le comble de la mauvaise foi. Madame Bataille me signale en mai ou juin dernier qu’elle a reçu un dossier et qu’il y a des choses très graves. Mais elle ne me le montre pas. Il y aurait des trucs sur le fait que le Directeur général des services reçoive une prime, comme sans toutes les communes d’ailleurs… Elle me dit ça. Je convoque donc la majorité, c’est ma déontologie, les 31 personnes qui ont été élues avec moi. Et je leur dis, les amis il parait qu’il y a un dossier, j’aimerai donc qu’on s’explique.

Ce n’est donc pas vous qui avez annoncé un certain nombre de choses ?

Absolument pas.  Et si j’avais en plus des choses à me reprocher, je ne me tirerais pas une balle dans le pied. Supposons que ce soit vrai, que j’ai des choses à me reprocher, je l’aurais annoncé à tout le monde ? C’est absurde ! C’est surréaliste !

Je trouve qu’il n’y a rien de plus normal, c’est ma déontologie.  S’il y a un problème, on en parle ensemble. Je dois cette franchise à mes colistiers. Cette histoire là est aberrante.

Vous irez au bout du mandat, quoi qu’il arrive ?

Oui bien sûr, pour une raison très simple.  Ce n’est pas que je me cramponne, c’est parce que les Châtillonnais m’ont investi d’une mission. C’est encore une fois ma déontologie, je leur dois cela !

Deux raisons m’on conduit à leur retirer leurs délégations. La première, c’est que sans nous prévenir, alors même que nous faisons des tas de réunions préparatoires pour échanger au sein de la majorité sur les difficultés éventuelles, ils aient décidé de ne pas voter le budget. Tout au long de mes mandats il y a eu des questionnements, des soucis et cela s’est réglé collectivement. Deuxièmement, comment peut-on rester adjoint sans voter un budget qui caractérise l’appartenance à une majorité ? Tout cela est absurde, on ne comprend pas comment cela pourrait être autrement. Quand on ne vote pas le budget, on est plus dans l’équipe.

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